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«LE RETOUR EN RUSSIE DE LA TSARINE DE MADRID»

 

 

 

 

 

Résumé de l'article de la chronique (réf. 14/crónica/Nº 926 - biographie) parue dans le journal espagnol "El Mundo" en date du dimanche 14 juillet 2013, réalisé par " Xavier Colás/Moscou".

En premier plan, occupant une demi-page, la photo de Maria Vladimirovna (sur un fond d'icônes et de cierges) avec en sous-titre :

 

"Dévote

 

 

L'héritière détaille pour "Chronique" ses désirs de que sa famille s'installe définitivement en Russie".

 

Après quelques lignes ébauchant un portrait de Maria, faisant ressortir sa simplicité et, bien sûr, le fait qu'elle fréquente l'église orthodoxe et collabore à diverses oeuvres de charité de son quartier, aimant à aider les autres, le journaliste écrit textuellement :

 

"Et cela tout en portant sur sa tête une lourde couronne, d'autant plus difficile à porter que celle-ci n'est pas matérielle mais historique. Maria Vladimirovna, est chef de la Maison Impériale Russe depuis la mort de son père, Vladimir Kirilovich, en 1992, qui hérita du grand-père de Maria, Kiril Vladimirovich, qui était à son tour petit-fils du tsar Alexandre II, le titre disputé. Celui-ci fut l'avant-dernier d'une saga qui termina massacrée et qui cette semaine a accompli  400 ans d'histoire"

 

A la question sur le fait qu'elle ne vive pas actuellement en Russie, Maria répond : 

"Notre citoyenneté fut rétablie en 1992. Depuis lors le processus de réintégration de la Maison Impériale dans la vie de la Russie moderne est en constante évolution. Mais afin que que nous retournions de manière permanente, il est nécessaire de nous accorder un rang juridique de la condition de dynastie. Cela s'est passé ainsi dans beaucoup de pays, même dans ceux où commandaient auparavant des partis communistes : Bulgarie, Serbie, Roumanie, Hongrie, Albanie...La Maison Impériale russe ne participe dans aucune des factions de la lutte politique et n'a absolument aucune réclamation de propriétés sur sol russe. Mais nous avons le droit d'espérer que l'Etat détermine clairement notre présence dans les institutions. Nous symbolisons la continuité de la Russie moderne en ce qui concerne toutes les époques de son histoire."

 

Question : Vous vous êtes réunie avec le président Poutine. Q'u'avez-vous demandé au Gouvernement russe ? 

"Je n'ai jamais rien demandé (¿...?). Nous avons simplement parlé librement de ce que nous croyons juste et utile, non seulement pour nous, mais aussi pour le développement de la Russie en général et de la société civile...Nous tentons d'être utiles à notre pays, ne demandant rien et ne posant aucune condition."  (en nette contradiction avec ce qui a été dit précédemment)

 

Suit un bref rappel sur l'éducation de...... "cette dame amie des traditions millénaires, née à Madrid en 1953 et éduquée à Paris et Oxford, légitime héritière du trône russe, C'est une tsarine en puissance ...[.....??]...apparentée avec la famille royale britannique, ayant des liens étroits avec celle d'Espagne..." [......??]

 

Le journaliste, faisant référence au désir de Maria de retourner en Russie en tant que résidente suggère que, bien que ce qu'elle demande soit peu de chose, il est peut-être encore trop tôt pour que le Kremlin le lui concède : soit une place dans les institutions, une présence d'un certain prestige dans las actes (publics). Ceci serait un point d'appui pour mener à bien une mission à laquelle elle a été appelée lorsque, à l'âge de 16 ans, [......??] elle a prêté serment à la Maison Romanov. [où, devant qui....??]

(mission dans laquelle s'inscrivent : "maintenir la communication entre les générations et l'arbitrage dans la société..servir la cause de l'unité nationale, contribuer au maintien de la paix interreligieuse, interethnique...récupérer et renforcer les liens entre peuples frères, appartenant à ce qui fut l'ancien Empire Russe...ceci par : la charité, l'éducation patriotique de la jeunesse, la protection du patrimoine historique et de la nature")........[Bla.bla, bla......??]

 

 Avec "R" de Romanov

 Selon le journaliste, elle pense qu'une partie du coeur des russes porte le "R" de Romanov. Et qu'elle, oui, est disposée à s'asseoir sur ce trône. [Enfin.....comment..??, de quel droit....??]

Un peu plus loin il écrit que Maria ne proclame pas qu'elle veuille être tsarine mais jouer un rôle dans son pays. [alors, c'est oui? .....ou c'est non?]

 

A la question sur comment pourraient revenir les tsars en Russie, Maria répond:

 

"La restauration de la monarchie peut arriver seulement par la libre expression de la volonté populaire [elle reprend bien sûr ce qu'a tenté de faire mon Grandpère Michel II en 1917....], basée sur une compréhension parfaite de l'essence monarchique. Et en prenant conscience de tout ses avantages et désavantages"

 

Quant à ses relations avec la Famille Royale espagnole : "cordiales et respectueuses"

"Leurs Majestés ont assisté à mon marriage et au baptème de mon fils Georges. Nous sommes également présents lors des célébrations de la Maison Royale d'Espagne..." (¿....?)

Suit, bien sûr, un éloge sur l'Espagne, "seconde Patrie", sur le roi Alphonse XIII qui accueillit ses parents,"le grand prince Vladimir et son épouse la grande duchesse" [Prince Vladimir et princesse Léonida, ni plus ni moins]... après la Deuxième Guerre Mondiale. «totalement faux et impossible car le roi Alphonse XIII est mort en exil (depuis Avril 1931), à Rome, le 28 février 1941 et que déjà en 1938 Francisco Franco était chef de l’Etat espagnol»...et puis une tentative d'établir une connexion entre les peuples russe et espagnol, d'un point de vue historique : libération et récupération de la souveraineté après une longue période sous le pouvoir de gouvernements musulmans..[avant quand ??]...et de plus ayant également souffert l'invasion bonapartiste...mais aussi sentimentale : "L'attitude des espagnols envers la Russie et des russes envers l'Espagne est toujours chaleureuse, même d'une certaine manière romantique..." ....
[encore une fantaisie de Maria….?]

  

Pour conclure, un arbre généalogique (plus que succinct et erroné quant au dernier tsar, mettant en valeur évidemment sa branche particulière). Par ailleurs elle montre sa satisfaction d'avoir accompli la volonté de ses parents et obtenu le retour de leurs cendres en terre natale, dans le panthéon familial de la Maison Impériale des Romanov, à St Pétersbourg et en Géorgie., de même.

 

"Après 3 ans  d'actions judiciaires auprès du tribunal Suprême de Russie, la reconnaissance de Nicolas II et sa famille comme victimes de la répression politique et la réhabilitation des membres de notre Maison Royale et de ses fidèles qui ont souffert le même sort terrible".

  

COMMENTAIRES ET ASPECTS GENEALOGIQUES CONCERNANT MARIA VLADIMIROVNA

 

Mon opinion personnelle est que cet article est clairement partisan, mais surtout comporte des impasses et  des erreurs absolument inadmissibles qui prouvent de toute évidence une manipulation  voulue de l'information (un journaliste espagnol ne peut par exemple ignorer, en aucune façon, la partie de l'Histoire de l'Espagne concernant le roi Alphonse XIII ou bien le général Franco).

 

Cyrille Vladimirovitch (fils de Vladimir Alexandrovitch, lui-même 3ème fils et 4ème enfant d'Alexandre II)

 Par ailleurs il n'y est pas fait mention du mariage (le 9 octobre 1905) entre les grands-parents de Maria, le grand-duc Cyrille Vladimirovitch et la princesse Victoria Melita de Saxe-cobourg et Goth, divorcée de son premier mari le grand-duc Ernst Ludwig de Hesse Darmstadt (en 1901), lui-même frère de la tsarine Alexandra Fiodorovna épouse de Nicolas II, mariage qui fit un grand scandale, par lequel ils perdirent leurs titres et durent abandonner la Russie, bien que réhabilités plus tard (l'arbre généalogique figurant dans l'article ne mentionne aucune des épouses, ce qui jette un voile sur cet esclandre).

Après la mort de la famille Impériale, le couple s'est tout d'abord réfugié en Finlande, (avec l'aide à Melitta, du traitre au Tsar Kerensky, et même de Lenine) puis a voyagé en Suisse et à Cobourg, mais a vécu surtout en France, pendant l'occupation allemande.

 Vladimir Kirilovitch

  Le fils du Grand-duc Cyrille, et donc père de Maria, Vladimir Kirilovitch vécut en France, Allemagne et Hongrie durant une grande partie de la période de la seconde guerre mondiale. Ses sympathies fascistes, et donc avec le parti nazi,  sont bien connues, ce qui dans le cas d'une réussite de l'invasion allemande lui aurait permis de reprendre le trône de la Maison Impériale de Russie.

 Il épousa, [*] le 13 août 1948 , à Lausanne (Suisse)  Leonida Georgievna Bragation-Moukhranskaïa (Les ascendants de Leonida Georgievna Bragation-Moukhranskaïa furent à l'époque médiévale rois de Géorgie. Depuis 1505, les successeurs de ces rois ne régnèrent plus, dès cette époque, la famille Bragation appartint à la noblesse russe).

 Premièrement : De nos jours certaines questions se posent sur le mariage de Vladimir Cyrillovitch de Russie et de Leonida Georgievna Bragation-Moukhransky, est-il légal ou morganatique ?

Deuxièmement : Au décès de Vladimir Kirillovitch de Russie, la transmission du trône impérial de Russie à sa fille Maria Vladimirovna de Russie ou à un membre extérieur de la famille Romanov est-elle légale ? (non visiblement car cette transmission s'est toujours faite par auto-proclamation et en dehors de la ligne dynastique légitime).

Cependant, pour Vladimir Kirillovitch de Russie et Leonida Bragation-Moukhransky leur mariage était légal, le grand-duc "transmit" donc le trône impérial à sa fille, (sans aucun droit....dynastique)

L'association de la famille Romanov rejette les prétentions au trône de Maria Vladimirovna de Russie, pas en raison du mariage de ses parents mais de l'implication de son grand-père dans la révolution russe (en tant que traître à la Couronne). Et à son tour Maria Vladimirovna rejette celles du président de l'association Famille Romanov, car tous leurs mariages sont, sans lieux à discussion, morganatiques.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Vladimir Kirillovitch de Russie vécut à Saint-Briac dans la France occupée, netttement en faveur de l'Allemagne nazie. En 1944, dans la crainte d'une invasion de la côte bretonne par les alliés, l'armée allemande déplaça la famille du grand-duc à l'intérieur de la France. Les autorités allemandes vinrent chercher Vladimir Kirillovitch de Russie et sa famille à Paris avec l'ordre de les conduire à Vittel. Aux yeux des Allemands, Vittel s'avéra une ville encore trop dangereuse pour la famille de Vladimir Romanov : le prince fut conduit avec sa famille en Allemagne. Vladimir Kirillovitch de Russie vécut dans un château appartenant à son beau-frère Louis-Ferdinand de Prusse (1907-1994), époux de sa sœur aînée Kira Kyrillovna de Russie, ce château est situé à Amorbach en Bavière. En 1945, après la défaite de l'Allemagne, Vladimir Kirillovitch de Russie craignait une éventuelle capture par l'armée soviétique; le grand-duc [¿.....?] s'installa en Autriche à la frontière du Liechtenstein. La Suisse et le Liechtenstein refusèrent de lui délivrer un visa de sortie. Il préféra s'établir dans la zone occupée par l'armée américaine. La tante maternelle de Vladimir Kirillovitch de Russie, l'infante Béatrice d'Édimbourg et de Saxe-Cobourg et Gotha obtint pour le prince un visa espagnol (délivré par le régime franquiste). Il vécut à Sanlúcar de Barrameda en Andalousie. La guerre mondiale terminée, en 1952 le grand-duc établit sa résidence principale à Madrid, en tant que réfugié nazi..

[*] NB. :
Le 13 août 1948 le Prince Vladimir Kirillovitch  épouse Leonida Georgievna Bragation, cette princesse fut mariée en premières noces avec un homme d'affaires juif américain, Mr. Summer Moore Kirby, le 6 novembre 1934, dont elle eut une fille, Hélène. De cette dernière union, avec Vladimir, naquit Maria Vladimirovna (1953-Madrid); Mr. Moore Kirby (1895-1945) fut  déporté lors de la Seconde Guerre Mondiale et mourut dans un camp de concentration Nazi de
Buchenwald en Allemagne. [Tout un mystère....!]


María Vladimirovna

Le 22 septembre 1976 à Madrid, Maria Vladimirovna Romanova épouse le prince Franz Wilhelm von Hohenzollern de Prusse(1943), (fils de Karl Franz von Hohenzollern et de Henriette von Schönaich-Carolath et petit-fils de Joachim de Prusse). Ils se divorcent le 19 juin 1985. De cette union naquit Georgui de Russie (Jorge selon son identité espagnole) qui devient toujours par auto-proclamation tsarévitch, mais cette succession ne fait pas l'unanimité dans la famille impériale de Russie puisque les princes Nicolas et Dimitri [descendants de Nicolas 1er (1796-1855)] revendiquent également le titre d'héritier du trône de Russie, [.....??] se soumettant à la volonté populaire, et sans toutefois appartenir à la lignée légitime des descendants d'Alexandre III et Michel II.

Toute l'histoire du XXe siècle en Russie, devrait être réécrite à nouveau, car ellel est pleine de mensonges  intentionnées.......quelle honte!!

 

 

Maison Romanov en Espagne - 21/07/2013

 Lineage Prince Joseph G. Romanov